La Lorraine dans le temps

La Lorraine dans le temps

Fraize (Vosges)

 

Fraize en 1887

 

 

Description de la commune par Léon Louis et Paul Chevreux – 1887

Source : Département des Vosges – Léon Louis et Paul Chevreux 1889.

 

FRAIZE, chef-lieu de canton de l'arr. de St-Dié, à 58 kms d'Epinal, 16 de St-Dié ; situé dans une vallée, à 490 mètres d'altitude. Terrain : 1. diluvium et atterrissements de granit et roches anciennes ; 2. granit commun ; 3. granit porphyroïde, soit avec orthose, soit avec albite ; traversé par la rivière de la Meurthe ; sur le passage du chemin de gr. com. le 10, de Châtel â Bonhomme; sillonné par 22 517 mètres de chemins vicinaux ordinaires et par 19 867 mètres de chemins ruraux reconnus. — Station du chemin de fer d'Arches à St-Dié, embranchement de la ligne de St-Léonard à Fraize. — Poste et télégraphes. Pop. : 2,765 habitants, 377 maisons, 666 élect., 21 constructions municipales. — Perception et recette municipale à Fraize. — Recette de l'enregistrement — Recette des contributions indirectes. — Chef de cantonnement forestier. — Agent-voyer. — Justice de paix. — 1 notaire, 1 huissier. — 2 médecins, 1 pharmacien, 1 sage-femme. — Cure cantonale ; patron St-Blaise, fête patronale le dimanche qui suit le 3 février. — Pop. protestante 3 habitants, pasteur à St-Dié. — Cours complémentaire, 25 élèves, tous externes ; 2 écoles primaires de garçons, 274 élèves, 2 de filles, 214 élèves, 1 école maternelle, 140 élèves. 2 bibliothèques, 473 volumes. Bureau de bienfaisance, 2.760 fr. 52 de revenus annuels. Hôpital, 4,100 fr. de revenus annuels. Hospice, 9 lits. 1 association de dames de charité, 850 fr. de revenus. — Succursale de la caisse d'épargne de St-Dié. — Brigade de gendarmerie à Fraize. 82 conscrits en 1885.1 Compagnie de sapeurs-pompiers, 51 hommes. Revenus annuels de la commune 23.442 fr., dont 3,982 en rentes 8 % mur l'Etat ; valeur du centime 159 fr. 98 ; produit des 4 contrib. directes 27,417 fr. 69, dont 10,178 fr. 14 sur les patentes. Surface territoriale 1.325 hectares, dont 575 en terres labourables, 402 en prés, 452 en bois, 26 on jardins, vergers, chenevières, 15 en friches. Cultures principales : blé et seigle, 6.000 hect., orge 14 hect., avoine 420 hect., pommes de terre 50.000 hect. Valeur de la forêt communale 1.200.000 fr. Industrie : 2 filatures de coton, 85.000 broches, occupant ensemble 250 ouvriers environ ; brasseries; fours à chaux et à briques. Principaux commerces : Boucheries, boulangeries, charpenterie, charronnage, cordonnerie, ferblanterie, maçonnerie, maréchallerie, menuiserie, serrurerie, sculpterie (50 ouvriers).

4 foires annuelles les 2ème vendredis de janvier, mars, mai, juillet ; marchés le vendredi de chaque semaine.

Hameaux : Aulnes (les), 115 h., 27 maisons ; Belrepaire (1e), 70 h., 19 maisons ; Denrée (la), 228 h., 53 maisons ; Clairegoutte, 61 h., 13 maisons ; Faubourg (le), 36 h., 10 maisons ; Folie (la), 102 h., 29 maisons ; Mazeville (le), 74 h., 17 maisons ; Scarupt, 75 h., 16 maisons ; Scarupt (le Dessus-de-), 281 h., 45 maisons ; Sèches-Tournés (les), 322 h., 68 maisons

Ecarts : Adelins (les), 86 h., 8 maisons ; Château (le), 17 h., 2 maisons ; Chéneaux (les), 13 h., 8 maisons ; Graine (la), 12 h., 8 maisons ; Lèspouxe. 18 h., 4 maisons , Pataupré, 14 h., 2 maisons ; Mandramont, 38 h., 9 maisons ; Plaiehause (la), 16 h., 4 maisons ; Pré-Feignet (le), 9 h., 2 maisons ; Pré-Jallé (le), 16 h., 3 maisons ; Roche (la), 40 h., 9 maisons ; Rochière (la), 35 h., 9 maisons ; Sébout (la), 9 h., 2 maisons.

Fermes : Bestimpré, 4 h.; Bethléem, 5 h.; Bihay (le), 3 h.; Bon-Repos (le), 3 h.; Bouxerand (le), 8 h.; Caluches (les), 5 h.; Capitaine (la), 14 h.; Chalmelle (la), 7 h.; Glacière (la), 3 h.; Hardalle (la), 6 h.; Landrichamp, 8 h.; Leurimont, 8 h.; L'Héripré, 4 h.; Maclusse, 5 h.; Malpré (la), 6 h.; Patente (la), 4 h.; Pré-Carré (le), 6 h.; Pré du-Bois (le), 4 h.; Pré-Sec (le), 4 h.; Bouchachay (le), 7 h.; Strepore (la), 2 h.; Tréxaux (les), 2 h.

Sur une hauteur se trouve une source d'eau vive qui ne tarit jamais.

Anc. pop. : 1710, 56 h.; an XII, 1,652 h.; 1830, 2.840 h.; 1847, 9,608 h.; 1867. 2,508 h.

Hist. — Fraise (Frasia, Fraies), donnait son nom à un ban considérable dont la Costelle était le chef-lieu et duquel dépendaient Belrepaire, les Aulnes, Clairegoutte, Mazeville, Scampi, Plainfaing, Noiregoutte, Habaurupt et partie du ban de St-Dié. II se tenait des foires et marchés à la Costelle. En 1221, le duc Mathieu donna à Simon de Parey ce qu'il avait au ban de Fraice, et ce dernier s'accompagna avec Ancel de Ribaupierre pour ce qu'ils avaient dans ce ban. Les seigneurs de Ribaupierre possédaient anciennement la seigneurie du ban de Fraise et en faisaient hommage aux ducs de Lorraine.

Ils avaient comme seigneurs ou comparsonniers, à la fin du XVI. siècle, Georges Bayer de Boppart, sieur de Chateaubrohain; en 1677, le sire de Créange; en 1722, le sieur de Cogney. Le chapitre de St-Dié possédait diverses pièces de terre au ban de Fraise.

Les habitants du ban de Fraise devaient les langes à la chambre de la duchesse au château de Spitzemberg. Ils étaient soumis aussi, envers les sires de Ribaupierre, à une redevance annuelle d'une charrée de vin ; ce droit, qui existait encore en 1324, fut vendu à Aubert de Paroy. La culture de la vigne cessa d'avoir lieu dans ces contrées depuis l'époque de l'invasion dos Suédois.

Au spirituel la cure de Fraise dépendait du chapitre des chanoines de St-Dié, qui nommait le curé, sauf dans les mois réservés, et percevait les grosses dimes. Une sentence arbitrale de 1582 règle ainsi les droits du curé de Fraise : chaque paroissien ayant une charrue paye par an au curé 1/2 bichai de seigle, les paroissiens ne labourant pas payent 8 deniers ; il est dû au curé 8 gros pour administrer les saintes huiles, 2 gros pour la recommandation de l'âme, pour un mariage 5 gros, pour la bénédiction du lit nuptial une gellne, pour un corps inhumé dans l'église 10 francs; aux quatre grandes fêtes de l'année, chaque ménage doit à l'offrande 8 deniers; toute fille ou femme non mariée ayant un enfant doit au curé 24 aunes de toiles, etc.

Au XVIII. siècle, le revenu fixe de la cure de Fraise valait 3,500 livres.

L'église a été incendiée en 1782 et reconstruite en 1783 et 1784.

Dans cette église, un tableau, portant la date de 1647, représente un miracle : la Vierge ressuscitant un enfant.

La mairie a été construite en 1867; les écoles des garçons du village et du hameau de Scampi en 1838; les écoles des filles des mêmes localités en 1888 et 1882, et l'école maternelle en 1882.

Les archives de la mairie de Fraise renferment des titres du XVIII• siècle.

Les actes de baptême, mariages et sépultures commencent en 1623.

 

 

 

 

 

 



02/12/2017
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